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Chez le chien et le chat, l’alimentation doit assurer : 

  • La santé et l’espérance de vie 
  • Les performances zootechniques : croissance, entretien et reproduction 
  • La beauté : notamment du pelage, mais aussi conformation 
  • Les performances sportives : course, chasse, etc

Il est donc nécessaire que l’alimentation soit adaptée à la physiologie et l’activité de chaque animal et que la ration soit bien calculée  : 

L’animal domestique n’a presque jamais la possibilité de compléter son alimentation. En cas de carence ou de mauvais dosage, il peut développer de nombreux troubles pathologiques (notamment digestifs, rénaux et osseux) ou physiologiques (obésité ou maigreur). 

En nutrition, tout composant a une dose-effet, c’est-à-dire un seuil minimal (en dessous duquel il y a carence), et un seuil maximal (au-dessus duquel il y a toxicité). La zone entre ces deux seuils est la zone optimale d’apport. 

L’énergie : clé de voute du rationnement

Une bonne alimentation doit répondre au besoin énergétique d’entretien de l’animal (BE). 

Le besoin énergétique est différent selon l’espèce et dépend de plusieurs critères  : 

Pour le Chien : 

  • De la taille et de la corpulence 
  • De l’âge (au-delà des 8 ans pour un chien, le besoin diminue de 10 à 20%) 
  • Du comportement (très calme comme un Basset, très nerveux comme un Fox) 
  • De l’activité (chien de traineau, de chasse, etc…) 
  • De la saison (en hiver les besoins augmentent) 
  • De l’indice de condition corporelle (de très maigre à obèse) 
  • De l’état physiologique (croissance, entretien, gestation, lactation…) 
  • De l’état sanitaire (obésité, diabète…)  
  • De la race (les Labradors, Husky, Terre-Neuve ont des besoins inférieurs de 30 à 45%, les Briards, les Danois des besoins supérieurs) 

Pour le Chat : 

  • De la castration 
  • De la sédentarité 
  • De l’indice de condition corporelle (de très maigre à obèse) 
  • De la saison (si l’animal sort)

Les protéines : un élément essentiel

Les protéines sont les composants majeurs des tissus, surtout des muscles, et interviennent aussi dans la régulation du métabolisme (hormones, enzymes…). 

Leur qualité dépend de leur composition, et notamment en acides aminés indispensables (que l’organisme ne peut pas synthétiser). 

C’est ainsi que les aliments sont classés par valeur biologique : 

Œufs > Lait >farines de poissons > farines de viandes > soja, colza > tournesol > arachides > protéagineux > céréales > racines 

Le Rapport Protido Calorique (RPC) est donc très important .

A besoin énergétique identique, selon le RPC de l’aliment, l’animal aura plus ou moins de protéines.  

Les glucides : une source énergétique classée par sa digestibilité

Ces glucides augmentent l’appétence de la ration. Mais s’ils sont mal dosés, ils sont à l’origine de l’obésité, en partie du diabète, et aussi de mauvaise digestion et de flatulences. 

Les glucides sont des données non obligatoires sur les étiquettes mais on peut en calculer une partie appelée Extractif Non Azoté (ENA) à partir des données obligatoires présentes 

Voici un classement par digestibilité décroissante : 

Riz < Blé < Maïs < Pomme de terre < Tapioca

Les lipides

Ils délivrent 2 fois plus d’énergie que les protéines ou les glucides (8.5 kcal/g vs 3.5 kcal/g). 

2 acides gras dits essentiels sont indispensables : les oméga 3 et 6 (ou acide linoléniques et linoléiques). Ils participent à une peau saine, un poil brillant, des articulations solides et un système immunitaire fort. 

Les lipides permettent aussi d’absorber les vitamines liposolubles.

Les fibres

Leur rôle est crucial dans le transit digestif (pour éviter constipation ou diarrhées), mais aussi dans l’absorption intestinale des différents nutriments. 

La cellulose est insoluble, contrairement à la pectine. 

Ces fibres jouent un rôle de dilution énergétique de la ration. 

Minéraux et vitamines

Les minéraux interviennent surtout dans la formation des os (principalement calcium et phosphore), mais aussi dans l’influx nerveux et la contraction musculaire. 

Les vitamines A, D, E, K (liposolubles donc stockables) et B et C (hydrosolubles) sont toutes essentielles. 

Après ce rapide rappel théorique, nous reviendrons dans le prochain post sur les seuils les plus souvent reconnus, ainsi que les approximations.