L’étiquetage des aliments pour animaux : des informations sibyllines…. 

 

La composition des aliments pour animaux est un grand moment de linguistique : syntaxe et sémantique. 

 

Syntaxe, car l’ordre des mots importe : comme en alimentation humaine, les composants sont inscrits en ordre décroissants. 

Les premiers sont donc les plus importants en %, même si celui-ci est rarement précisé… 

Sauf qu’il faut parfois faire des additions pour reconstituer les composants : si dans la décomposition apparait maïs, puis farine de gluten de maïs, il faut additionner les teneurs, si elles sont affichées, pour calculer la teneur totale en maïs. Ainsi, l’ensemble du maïs sur cet exemple pourrait être supérieur au premier ingrédient, la viande par exemple, même si cela n’apparait pas dans l’affichage. 

 

Sémantique, car il faut pour comprendre le signifié, bien décortiquer les mots …. 

Ainsi,  

« Goût bœuf » ou « saveur bœuf » signifie qu’il y a moins de 4% de viande de bœuf par rapport à la totalité de la viande présente dans l’aliment 

« Au bœuf » ou « avec du bœuf » signifie qu’il y a entre 4 et 13% de viande de bœuf par rapport à la totalité de la viande présente dans l’aliment 

« Riche en bœuf » signifie qu’il y a entre 14 et 26% de viande de bœuf par rapport à la totalité de la viande présente dans l’aliment  

« Bœuf » signifie qu’il y a plus de 26% de viande de bœuf par rapport à la totalité de la viande présente dans l’aliment 

« Tout bœuf » signifie qu’il y a 100% de viande de bœuf par rapport à la totalité de la viande présente dans l’aliment 

 

« Sous-produit animal » peut couvrir aussi bien des œufs ou du foie de volaille (des ingrédients de très bonne qualité) que de la farine de plume (très riche en protéines, mais dont la plupart sont peu profitables pour l’organisme). 

Une étiquette doit donc se lire aussi de façon très qualitative : plus les mots sont précis, plus les origines sont désignées, plus la transparence est grande. 

 

Évidemment, plus la liste est détaillée, plus la formule de la recette est fixe, ce qui pose des contraintes pour le fabricant, qui devra en cas de modifications importantes de sources d’approvisionnement modifier les étiquettes… 

 

Chez Gamelle, nous utiliserons dans une 2ème version l’analyse sémantique en IA pour automatiquement indiquer ces teneurs. 

Mais en attendant, vous pouvez déjà vous faire votre opinion ! 

 

Cela dit, même une fois cette relecture faite, il est difficile de conclure … 

En effet, une source importante de viande ne signifie pas toujours qu’après transformation, on retrouve beaucoup des éléments naturels contenus dedans : en effet, les procédés industriels peuvent en détruire une grande partie. 

 

On peut démocratiquement se poser la question de savoir pourquoi il faudrait avoir un bac +5 pour comprendre ce que contient la nourriture que l’on a achetée et que l’on donne à manger à nos compagnons à 4 pattes. 

Gamelle étant apolitique, nous ne répondrons pas à cette question, mais nous faisons appel à des ingénieurs agronomes et des vétérinaires pour vous aider à décrypter.